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mercredi 17 août 2016

Hélène GREMILLON - La garçonnière


Livre lu en Aout 2016

Pourquoi j'ai choisi ce livre ?
C'est a la suite d'une suggestion par un collègue de travail que je me suis renseigné sur ce livre.
L'envie même de lire le bouquin, de l'exhumer de ma PAL cet été; enfin s'est faite ressentir. Nous devions le faire en lecture commune avec une blogueuse dont je n'ai malheureusement plus de nouvelles a ce jour donc j'ai décidé de le lire en solo. Après la lecture du livre "le confident" qui fut un très agréable coup de coeue, je me suis dit que ce bouquin ne pouvait etre qu'aussi bon sinon meilleur que son ainé.

4eme de Couverture :
Buenos Aires 1987, Lisandra Puig est retrouvée morte défenestrée, au pied de son immeuble. La police aussitôt suspecte son mari, le docteur Vittorio Puig. Il est psychanalyste. Dans son cabinet s'allongent sur le divan bourreaux et victimes de la dictature argentine. Eva Maria est l'une d'entre elles. Persuadée de l'innocence de Vittorio, elle décide de mener l’enquête. Pour elle, c'est certain ; le meurtrier se trouve parmi les patients. Mais lequel ? et pourquoi
Après le confident, traduit dans plus de trente pays, Hélène GREMILLON nous offre un nouveau roman ensorcelant ; jalousie, aveuglement, une danse étourdissante de sentiments pour un livre a suspense, impossible à lacher.

Mon avis :
La magie des bouquins d'Hélene GREMILLON, c'est qu'une fois que le livre est ouvert, il est très difficile de le refermer sans avoir ce petit gout de reviens-y si caractéristique des bons livres. En cela, la garçonnière, -dont on comprendra en toute fin du roman la signification de ce titre- tout comme son aîné, n'échappe pas a la règle et confirme le talent, et la parfaite maitrise de l'écriture de son auteure. En effet, mots et emplacement des signes de ponctuation, retournements de situation arrivent a chaque fois au bon moment avec l'air de nous dire "non ne refermez pas l"ouvrage". L'action va crescendo jusqu'a l'apothéose finale tenant parfaitement en haleine le lecteur, le manipulant, l'emmenant avec un grand suspense dans les eaux troubles de l'amour,  de la jalousie, sentiment prédominant dans le roman, du deuil, de la tromperie, d'un meurtre, et de vieux démons surgissant du passé sur fond de tango argentin résolu a la manière d'un cluédo (parfaitement voulu par l'auteure). dans un contexte historique très présent au cours du roman.
Hélène GREMILLON dit "J'ai voulu décortiquer la jalousie amoureuse, la radiographier pour déculpabiliser les jaloux et pour les rendre un peu plus familiers a ceux qui n'éprouvent pas ce seintment et qui ne mesurent pas les affres dans lesquels les jaloux se débattent." C'est un polar psychologique envoutant et très maitrisé que nous offre la Hélène GREMILLON, une très bonne lecture pour moi et une auteure dont il est certain que je suivrai les prochaines publications.

tous les livres sur Babelio.com


Lecture audio :


Ce livre est paru en édition audio dans la collection "Ecouter lire" de Gallimard et j'ai eu la chance de me le procurer. J'ai souhaité l'écouter en parallèle de ma lecture. et ! Surprise ! Belle surprise !
Le livre est porté par cinq comédiens et tourne parfaitement, a la manière d'une fiction,  rendant l'immersion dans l'intrigue, totale et intense. On pourra lui reprocher quelques toutes petites coupures de texte sans grande importance sur le déroulement de l'intrigue, ainsi que l'absence des notes de bas de page, qui donnent des indications plus précises sur le contexte historique dans lequel se déroule le roman. Ce livre audio n'aura fait qu'agrandir mon envie de ne pas m’arrêter dans cette histoire. Effets de voix, effets de texte, tout y est pour vous faire passer un agréable moment. Une réussite !

Cliquez ici pour voir ce livre et en écouter un extrait sur le site des éditions Gallimard

Citations :
On a beau dire, les mots réduisent tout, la parole a beau tenter d'être précise, elle ne pourra jamais rendre compte du dilatement du temps, son débit devrait varier comme un métronome pour respecter l'espace-temps d'une action. La seule chose de bien avec la parole, c'est qu'elle délivre la voix, pour le reste, elle n'est pas fiable.

Et ce n'était pas un désespoir romanesque, de posture ou d'habitude, mais un désespoir constitutif de cette personnalité-là, organique et viscéral, il est des âmes qui ne ressentiront jamais le désespoir à ce point, ces sentiments dont nous partageons tous le nom, que nous pouvons tous expérimenter, ressentir, ont des degrés propres à chacun, à les vouloir universels, on l'oublie trop souvent, mais mon métier me le rappelle tous les jours : souffrir ne veut pas dire la même chose pour tout le monde.

Le seul mode opératoire de la jalousie étant les soupçons, on ne peut jamais savoir si les dires d'une jalouse sont vérités ou élucubrations.

Parce que l'amour est un principe en mouvement. On finit toujours par faire le tour de l'autre. Le principe de l'insatisfaction. L'insatisfaction de soi qui vous pousse vers l'autre. Puis l'insatisfaction de l'autre qui vous pousse vers un autre. Puis vers un autre encore. Tout ça pour tenter de ne pas voir que ce n'est pas soi ou les autres qui sont insatisfaisants, mais la vie.

Bande son :
Jalousie - Jacob Gade


Concerto pour la main Gauche - Ravel


A Media luz


Mozart - Concerto pour piano en La majeur n°23 K488

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