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jeudi 10 novembre 2016

Marie-Claude VINCENT - A demain Lou



Livre lu au mois d'Octobre 2016


Pourquoi j'ai choisi ce livre ? C'est par le biais du blog de Pretty Books (Fiona) que j'ai découvert ce livre.  Ce fut un coup de coeur pour elle, elle en avait parlé dans une vidéo (non disponible) et du coup son évocation de cet ouvrage m'a intéressée. Et j'ai voulu en savoir plus en me le procurant !
Merci Fiona pour ce conseil lecture.


4eme de Couverture : 
Ça ressemble a quoi, la vie, à douze ans, quand le bonheur se fracasse ?

Elisabeth, Lou et la petite Laura forment avec leurs parents une famille unie et joyeuse. Jusqu'au jour où Eli part passer le week-end chez une amie et ne revient pas.Bloquée par le silence des adultes, Lou n'ose pas poser de questions . Le cors pressent ce que l'esprit refuse d'accepter, mais admettre qu'Eli est morte serait plus terrible encore que ce mutisme qui, peu a peu, empoisonne tout.
C'est sur cet événement que Lou revient à la veille de ses seize ans, l'âge d'Eli à sa disparition. Comment continuer à vivre  sans cette grande soeur qu'elle chérit tant ? Comment se résoudre à devenir plus vieille qu'elle ? Comment cesser d'être "la petite soeur d'Eli". Il va bien falloir pourtant passer ce cap.

Un roman lumineux, aussi fort que pudique dont on ressort chaviré d'émotion.

L'écriture épurée de Marie-Claude VINCENT restitue admirablement l'univers de l'enfance, ses mots, ses rites, faisant echo avec une infinie délicatesse à l'enfant qui palpite en chacun de nous.

Mon avis 
La perte brutale d'un enfant quel qu'il soit est une véritable tragédie aussi bien que l'on soit enfant soi même ou adulte A demain lou, c'est un roman risqué mais absolument magnifique sur un sujet hyper sensible traité avec beaucoup de maîtrise et d'émotion On s'attache aux personnages, enfant comme adultes, on est pénétré par les mots, pris par le texte et en parfaite empathie avec Lou qui n'admet pas du tout le départ de sa grande sœur. Pour elle, quelqu'un qui part va revenir. Pour elle, les mots comme les actes sont d'une importance capitale, mais les actions, toutes les actions le sont encore plus.
Dans ce roman c'est toute l'innocence de l'enfance que l'on entrevoit, une un passage a l’adolescence douloureux, des rituels mis en place pour conjurer un mal être bien présent, on voit disparaître des choses, on se questionne, on évoque de moins en moins ce manque, pour "tenter de vivre". Mais c'est difficile pour Lou de comprendre tout cela. puis petit a petit, vient le passage d'un cap, au fur et a mesure que l'enfant mûrit, que l'enfant grandit, que le temps passe, que les langues se délient, petit a petit on fait le deuil, non sans souffrance, non sans malaise, comment peut-on être "plus grand" que la "grande" et importante sœur qu'était Elisabeth pour Lou.
Ce roman nous émeut autant qu 'il nous questionne :  Est ce que dans une famille, le silence est le meilleur moyen pour affronter les tragédies ? Est-ce que le déni est une solution ? Dans quelles limites doit on dire ou cacher pour protéger quelqu'un d'une vérité qui fait mal ? (...) Doit on préserver une part d'intimité entre parents et enfants lorsqu'une telle tragédie arrive. (...)
 Autant de questions que le lecteur se pose a la lecture de ce livre superbe.
Il y'a de magnifiques passages dans ce livre, dont celui particulièrement touchant ou Lou discute avec son oncle. Je n'en dirai pas plus... Un texte dénué de toute complexité, une écriture qui vient du cœur et qui va droit au coeur,  jamais sans brutalité, même si il faut parfois dire ou suggérer les choses comme elles sont.  Ce remarquable petit roman de 164 pages est un réel coup de cœur qui ne vous laissera absolument pas indifférent.

Citations
J’avais douze ans . Je croyais que la vie, c’était ça . Papa, maman, Eli, Laura et moi. Les étés, les hivers, les automnes, les printemps. Le collège que j’adorais, les noels, les anniversaires, les vacances, les repas tous ensemble, l’immense canapé du salon ou on tenait tout les cinq, la lumière filtrée dans les deux grandes chambres. Je croyais que ca n’aurait pas de fin.

 Quoi de plus merveilleux qu’un passé simple ? Car mon passé comptait effectivement douze années de bonheur avec papa, maman, Eli et puis Laura la dernière année.

Moi je ne suis pas les autres. Non pas que je sois mieux ou pire. Je crois que je suis autrement, c’est tout.

On ne peut pas etre tourmenté à la fois par le temps qu’il fait et par le temps qui passe.  


Avancer… Avancer… Comme un cheval qui porte des œillères.
(…) Le passé, c’est la seule chose qui reste, le passé.
Comme c’est étrange alors d’avancer. 

 Bonne journée

1 commentaire:

  1. Je me le suis offert il y a quelques mois, il faut vraiment que je prenne le temps de le lire, je sens que je vais adorer !

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