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mercredi 28 septembre 2016

Lecture audio : Olivier BOURDEAUT - En attendant Bojangles


Livre audio écouté en Septembre 2016


Pourquoi j'ai choisi ce livre : 
Quelle surprise lorsque j'ai vu qu'En attendant Bojangles allait sortir en édition audio chez Gallimard dans la collection "Ecouter lire". Je dois vous avouer que pendant tout l'été, j'ai eu hâte d'être à la date fatidique du 8 Septembre, date de sortie de la version audio de ce petit roman bonbon dont on a beaucoup parlé l'an dernier, suite aux multiples prix qu'il a reçus, notamment lors du salon du livre de Paris. Je l'avais adoré et lorsque nous avions fait cette lecture commune avec Miss Panda, sans nécessairement nous consulter, nous en avions déduits que pour l'un comme pour l'autre, ce livre a été  un véritable coup de cœur. Et  visiblement, pas que pour nous. Pour cause, ce livre a été primé à de nombreuses reprises en quelques mois seulement, jugez plutôt :

  • GRAND PRIX RTL-LIRE 2016
  • PRIX DE L'ACADÉMIE DE BRETAGNE 2016
  • PRIX EMMANUEL-ROBLÈS 2016
  • PRIX ROMAN FRANCE TÉLÉVISIONS 2016
  • ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA 2016

Beau palmarès, non ?!

4eme de Couverture : 
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur Mr Bojangles de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, mademoiselle superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable pour que la fête continue coûte que coûte.
L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Mon avis : 
Je ne vais pas vous redire tout le bien que je pense de ce roman. C'est LA surprise de 2016.
Par contre je vais essayer de vous dire quelques mots sur cette version audio parue chez Gallimard dans la collection "Ecouter lire". En même temps que je rédige ce billet, je dois vous avouer que c'est la troisième fois que je réécoute ce magnifique texte et je vous avoue que je ne m'en lasse absolument pas.

A vrai dire, lorsque j'ai appris la sortie de ce titre, je présentais une personne qui a mes yeux aurait incarné le livre avec brio. J'ai parié sur la voix chantante et les envolées vocales de Dominique PINON, par rapport au brin de folie tendre que j'avais ressenti à la lecture du roman. Mais malheureusement, je me suis trompé. et c'est tout aussi bien ! Cela permet de connaitre de nouvelles voix, et de nouvelles manières d'interpréter une oeuvre.
C'est Louis Arène, comédien de la Comédie Française qui a été choisi pour restituer toute cette dimension à la lecture C'est avec un grand talent, une grande sensibilité et, une grande délicatesse qu'il incarne les personnages de ce livre lumineux, sensible et loufoque par moments   Entre deux extraits de la chanson de Nina Simone "Mr Bojangles" - que l'on retrouve avec beaucoup de plaisir à plusieurs reprises dans le livre audio aussi bien en générique, qu'en interlude car elle permet d'effectuer des pauses dans l'écoute, entre deux bruitages, la tendresse et la douce folie avec laquelle le comédien donne toute sa jolie puissance a ce texte, fait de ce livre audio une petite merveille et un excellent portage. Ce fut donc un coup de cœur pour moi que de réécouter cette version audio d'En attendant Bojangles.

Autre point très appréciable, aussi bien au niveau de sa durée de lecture que sa durée d'écoute, puisque celle-ci est de 3h11 et non 4h30 comme indiqué sur la jaquette. Mais nous passerons ce minuscule détail tant ce livre -aussi bien dans sa version interprétée que dans sa version papier- est une jolie merveille.

Ce livre aussi bien en version Audio qu'en version papier (paru aux Éditions Finitude) est à ne rater sous aucun prétexte. L'avez-vous lu ? Non ! Foncez !!!!


Dans cette chronique, j'ai choisi de ne m'attarder que sur mon ressenti lors de l'écoute de ce livre audio.
Pour en savoir plus, et comme sa lecture a été faite en amont il y'a quelques mois, voici les chroniques que Miss Panda et moi-même avions réalisées à la suite de notre lecture commune.

Cliquez ici pour écouter un extrait audio de ce livre

Chroniques édition papier :

Voir la chronique de Miss Panda
Voir ma chronique sur ce livr

Je vous souhaite une excellente journée.

mercredi 6 avril 2016

Olivier BOURDEAUT - En attendant Bojangles - Lecture commune avec Kazu Panda


Grand Prix RTL-LIRE 2016
Prix de l'académie de Bretagne 2016
Prix Emmanuel Robles 2016
Prix Roman France-Télévisions 2016
Roman des étudiants France Televisions 2016

Pourquoi j'ai choisi ce livre :

Au début, je n'y avais pas prêté attention.
C'est lorsque j'ai vu ma libraire le lire et m'en expliquer un peu les tenants et les aboutissants que je m'y suis quelque peu intéressé. En farfouillant un peu sur Internet, en écoutant la chronique de Philippe VALLET sur France Info et enfin en visionnant le passage de l'auteur dans la Grande Librairie sur France 5, j'ai su que ce petit trésor était pour moi.

4eme de Couverture :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr Bojangles" de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement.
C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue coûte que coûte.
L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Lecture commune :

A la vue de toutes ces critiques positives, le prix RTL Lire, Le prix France Télévision, une quatrième de couverture plus qu’intéressante, ce petit côté Boris-Vianesque (ne cherchez pas ce mot dans le dico, il n'est que pure invention) sous-jacent, j'ai proposé à Miss Panda de faire une lecture commune, ce qu'elle a accepté et je l'en remercie beaucoup !

Mon avis :

Je pourrais commencer cet avis par cette citation, lue tout récemment en parallèle de ce livre : 


"Le mensonge est le meilleur ami de l’amour, car il permet d’éviter les blessures."
Jean-Marie LACLAVETINE – Et j’ai su que ce trésor était pour moi


En attendant Bojangles, c'est un peu le chouchou littéraire du moment.

A peine sorti et déjà bardé de trois prix littéraires en...plus ou moins deux semaines, Autant dire qu'Olivier BOURDEAUT a réussi son coup. Et on ne peut pas dire que cela soit un "Coup médiatique". Juste un bon coup littéraire qui mérite amplement son succès actuel.
D'une part parce que le livre est court : 160 pages
D'une seconde part parce que l'écriture est fluide et très maîtrisée.
Ensuite parce que ce livre recèle entre les lignes d'incroyables petites surprises qui m'ont enchanté.
La courbe de progression de ce bouquin est clairement montante, jamais stagnante, l'auteur nous entraîne dans un tourbillon de faits, dans une histoire d'amour un peu folle, tendre et poétique un peu à la façon d'un Boris Vian des temps modernes à ce qu'en disent les journalistes.
J'étayerai vraisemblablement mon avis après avoir lu "L'écume des jours".... prévu au chapitre des lectures communes entre pandas pour une date ultérieure.

Ce roman m'a  rappelé à deux reprises les romans de Romain PUERTOLAS (autre disciple de Boris Vian).
"L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa (qui fut un coup de cœur pour moi).

Comme Puertolas qui utilise Ajatashatru, cet  indien au prénom imprononçable, Olivier BOURDEAUT utilise aussi le prénom comme élément humoristique puisque la mère du jeune narrateur n'a jamais de prénom fixe, "Seulement le 15 Février" Si on regarde bien, Ajatashatru n'a jamais de prénom fixe non plus  (Attache ta charrue la vache !, Achète un chat roux....)... On apprendra dans le roman que la mère du narrateur s'appelle Constance....  N'y-a-t-il pas là un premier contraste à saisir ?

Ensuite, cette histoire c'est aussi celle d'un mensonge, un mensonge particulièrement poli, puisque pour camoufler la vérité à leur enfant, les parents  imaginent toutes sortes de stratagèmes.... Le fils lui-même dit devoir mentir "à l'endroit à l'envers" a l'école.... parce que la vie c'est souvent comme ça. Pourtant un jour l'inéluctable va se produire et.... il va bien falloir continuer a vivre.... (Un peu comme dans "La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel", toujours de Puertolas)

Ensuite, j'ai aussi trouvé de la prose poétique dans les jolies phrases de la mère.... en clair, un texte écrit en prose mais qui pourrait être aussi écrit en vers, sans dénaturer quoi que ce soit... et  qui marche tout aussi bien. Elle a un peu ce petit côté "Yvan" dans "Le liseur du 6h27 de JP DIDIERLAURENT.

"Le temps d’un cocktail d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant a partager sa démence."

J'avoue avoir été au bord de coup de cœur tout le long du livre, parce qu'il m'a  manqué le petit truc en plus, bien que je fusse séduit par ces petites "trouvailles" .... Et la fin du bouquin, a été pour moi l'apothéose qui m'a fait passer le cap tant cette histoire d'amour folle et familiale est magnifique. Elle nous rappelle qu'il est bon parfois de mentir par amour et pour préserver ceux que l'on aime.


"- Je n’oblige personne à croire à mes histoires, elles vous ont plu, vous y avez cru ! J’ai joué avec vous, vous avez perdu !"

Eh bien oui, j'y ai cru et Olivier BOURDEAUT a gagné !!! C'est une très agréable petite pépite, un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir, une histoire d'amour folle touchante et affectueuse, avec du mensonge dedans, des petits délires, mais aussi une vérité, une profonde vérité touchante qui pourrait vous faire verser votre petite larmounette. Un joli coup de cœur pour ma part cette fin de mois de Mars. Et vous savez que je n'ai pas eu le Coup de Cœur facile ces derniers temps.
De plus, cela m'a permis de découvrir la maison d'édition "Finitude" et j'ai déjà posé mon regard sur quelques titres de cet éditeur.


L'avis de Miss KazuPanda est ici !!!

Extrait :
Le début du livre lu dans "La grande Librairie" par Fabrice LUCHINI.



La chronique "Dans quel éta-gère" consacrée au livre
http://www.france2.fr/emissions/dans-quelle-eta-gere/diffusions/08-01-2016_447774


Olivier BOURDEAUT reçoit le trophée du Grand Prix RTL Lire pour son premier roman :




Cliquez pour lire la chronique de Bernard PIVOT dans Le Journal du Dimanche du 7 Février 2016

France Info - Le livre du jour du 3 Mars 2016   


Olivier Bourdeaut, parcours improbable d'un auteur atypique
RTL - Ete 2016

On en parle ici sur LCI

Bande son : 

Générique de début tout comme clap de fin...
Cette magnifique chanson de Nina Simone que j'ai découverte !


Claude François (La poupée vaudou un peu durant tout le livre) dont on fredonne la chanson "Si j'avais un marteau).
C'est bizarre, qu'on lance des fléchettes sur une reproduction de Cloclo, quand on sait que sa maison de disques s'appelait "Disques Flèche" ! Hasard ???


Nouvelle couverture :



J'aime beaucoup la nouvelle couverture que voici, cette couverture est celle du livre en gros caractères proposé par les éditions de la Loupe.

Cliquez ici pour voir le livre dans son édition gros caractères 


Bonne journée et merci encore à Miss Panda !